Le roman ne suffit plus ni la fiction, les histoires sont là dans la ville qui traînent dans son air sali […].

On préférerait un pur documentaire, on préférerait la succession muette des images, un carrefour avec son feu rouge, un arrêt de bus au banc plastique sans personne […]

On préférerait l’inventaire étage par étage des noms et des vies, avec les lieux traversés et les phrases que chacun prononce quant à ces lieux.

mais

Non, la Terre n’est pas couverte d’arbres, de pierres, de fleuves : elle est couverte d’hommes.

Une vie imaginaire
sur les villes est posée.
Partout de fausses lumières
sont peintes sur les paupières
des fenêtres enfermées.
Le pâle soleil qui luit
n’est que plâtre sur les pierres.

La vraie ville est dans la nuit.